L’armée israélienne a annoncé dimanche une nouvelle extension de son opération terrestre au Liban, dont le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé la veille une “politique de la terre brûlée”. Les affrontements au Liban sont quasi quotidiens malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah. Ce dernier avait déclenché les hostilités le 2 mars en soutien à l’Iran, qui était visé depuis le 28 février par une vaste campagne de bombardements israélo-américaine.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui considère une grande partie du sud du Liban comme une “zone de combat”, avait annoncé vendredi que ses troupes avaient traversé le fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière. L’armée israélienne a “étendu ses opérations contre des cibles du Hezbollah au nord du fleuve. L’opération est en train de s’étendre à d’autres zones”, a-t-elle écrit dimanche sur le réseau social X.
Elle a dit avoir lancé “il y a quelques jours” une offensive dans la région de la crête de Beaufort et de Wadi al-Saluki, dans le sud du Liban, (…) dans le but d’éliminer les menaces directes qui pèsent sur les localités du nord de la Galilée et de Metula (en Israël, NDLR), et dans le cadre des efforts continus visant à renforcer le contrôle opérationnel dans le sud du Liban”. – “Terre brûlée” – “Un nombre important de soldats de l’armée israélienne ont lancé des opérations offensives visant à étendre la ligne de défense avancée”, a-t-elle ajouté.
Dans un discours télévisé, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a jugé samedi que la “politique de la terre brûlée et de punition collective” menée par le pays voisin “ne lui apportera ni la sécurité ni la stabilité”. Il a toutefois défendu la poursuite des négociations avec Israël, qui constituent selon lui “la voie la moins coûteuse” pour le Liban.
Une nouvelle séance de pourparlers entre représentants des deux pays est programmée les 2 et 3 juin à Washington. Dans un communiqué, le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre ont dénoncé samedi “les pratiques condamnables d’Israël”, “l’extension” de ses attaques ainsi que la “poursuite des bombardements et de la destruction au bulldozer des habitations et des sites historiques”. Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes au Liban ont tué 3.371 personnes et fait plus d’un million de déplacés, selon les autorités libanaises.
L’arrêt de la campagne militaire israélienne au Liban est l’une des conditions posées par l’Iran pour tout accord destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Sun, 31 May 2026 05:54:05 GMT
