“En France, le suprémacisme est porté par le RN”, accuse Mélenchon pendant son premier meeting de campagne

Jean-Luc Mélenchon a attaqué dimanche le Rassemblement national lors de son premier meeting de campagne à Saint-Denis, accusant ce parti de promouvoir un “suprémacisme” visant à diviser les peuples “en ethnie et en religion”.”Dans ce chaos naissant, un nouveau projet politique germe, dans les guerres du Moyen-Orient et du trumpisme: voici ce qu’il faut appeler le suprémacisme, c’est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnie et en religion (…).

En France, le suprémacisme est porté par le RN”, a estimé le candidat LFI à la présidentielle. Face au concept de “Nouvelle France” décliné par M. Mélenchon, “on a vu s’enflammer les obsédés de la race, qui, projetant sur nous leurs névroses communautaristes, se sont emportés à nous montrer du doigt”, a-t-il regretté.”Ainsi M. Bardella, bon trumpiste, veut même supprimer le droit du sol de naissance”, a-t-il dit en évoquant le président du Rassemblement national.

Ce serait un “crime anti-national”, a dit Jean-Luc Mélenchon. “Né en France, Français!””On ne veut pas l’oublier car nous en sommes tellement heureux, un Français sur trois est, selon la formule de Bally, un héritier de l’immigration”, a-t-il dit, faisant référence au nouveau maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko qui s’était exprimé avant lui.”Nous ne renierons pas, mesdames et messieurs les fachos, les sacrifices et l’amour de nos grands-parents qui nous permettent d’être ici dans ce pays qu’ils ont tant contribué à bâtir”, a-t-il repris. “On est chez nous!”, a-t-il lancé, une formule aussi scandée par la foule.”Nous croyons à l’intelligence de la France, nous croyons que notre pays n’est pas raciste, notre pays n’est pas fasciste”, a ajouté le candidat devant plusieurs milliers de personnes massées face à la Basilique de Saint-Denis.

Sun, 07 Jun 2026 15:16:11 GMT