Une voiture fonce sur des piétons à Caen: deux morts et neuf blessés
Un homme a foncé volontairement mercredi soir sur un groupe près d’un bar de Caen avec son véhicule, tuant deux personnes et en blessant neuf autres, avant d’être interpellé. La piste d’un attentat a été écartée par le maire de la ville. Le conducteur du véhicule, un Russe d’origine tchétchène de 26 ans, a percuté une dizaine de jeunes hommes, de différentes nationalités, dont des Afghans, après une altercation. Le préfet du Calvados, David Clavière, qui s’est rendu sur place, a expliqué que, vers 22H15, “une voiture a délibérément foncé sur des piétons qui étaient sur la voie publique en face de la gare”.
Le préfet a d’abord annoncé mercredi soir “un décédé, sept personnes en urgence absolue, trois personnes en urgence relative”. Selon une source policière, l’homme décédé mercredi soir est un Afghan de 35 ans. Le bilan s’est alourdi jeudi matin avec le décès d’une deuxième personne qui était dans le coma et en arrêt cardiorespiratoire, selon une source policière à l’AFP confirmée par la préfecture de Caen. Il s’agit d’un homme de 28 ans, “a priori” de nationalité afghane, décédé dans la nuit au CHU de Caen, a fait savoir le procureur de Caen, Joël Garrigue, à l’AFP.
Les blessés, âgés de 17 à 36 ans, sont tous des hommes, a-t-il encore indiqué. Plusieurs souffrent “de fractures des membres inférieurs”, selon un communiqué du parquet. Selon une autre source policière, parmi les victimes se trouvent des hommes de nationalités française, égyptienne, bangladaise et soudanaise. Les faits se sont produits après une bagarre, selon une première source policière. Le suspect a été pris à partie mercredi soir par plusieurs individus.
Il est revenu avec sa voiture, a emprunté une voie de bus devant la gare de Caen et a foncé volontairement sur ces hommes qui se trouvaient sous un abribus, fauchant au passage d’autres personnes qui attendaient le bus, selon une source policière. L’automobiliste a ensuite pris la fuite et a été interpellé à Ouistreham, à une vingtaine de kilomètres, par les gendarmes, après la mise en place un important dispositif de recherche, a précisé la gendarmerie.
Il a été placé en garde à vue et remis aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée du Calvados.- Possible “différend amoureux” -Le parquet de Caen a souligné qu’il n’y avait pas “a priori (…) une motivation terroriste, mais les investigations ne font que commencer”.”La piste terroriste est définitivement écartée, ça n’est pas un attentat”, a abondé le maire de Caen, Aristide Olivier, lors d’une conférence de presse jeudi après-midi.
Il n’y a pas non plus de “lien effectif” entre ce drame et du narcotrafic, a indiqué le maire, le quartier de la gare étant connu pour son insécurité.”Nous ne connaissons pas encore totalement et de manière définitive les raisons de la montée de cette violence”, a ajouté l’élu, même si “la piste privilégiée est celle du différend amoureux” sans donner plus de détails.”Le suspect est un homme de 26 ans de nationalité russe et d’origine tchétchène, en situation régulière sur le territoire national qui n’a fait l’objet d’aucune condamnation pénale”, a précisé jeudi matin le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue, dans un communiqué.
Lors de son interrogatoire, le suspect a “fait état de violences dont il aurait été victime sur le parvis de la gare avant les faits. Ses déclarations vont être évidemment vérifiées de manière approfondie”, a poursuivi le procureur. L’homme n’était pas alcoolisé au moment des faits. Le suspect “n’est pas connu des services de renseignement”, avait précisé le préfet mercredi soir.”Une enquête a été ouverte du chef d’assassinat et de violence volontaire avec arme”, a détaillé le procureur adjoint de Caen, présent sur place mercredi soir.
Thu, 27 Aug 2026 15:06:05 GMT
