Sortie victorieuse des élections législatives suédoises, la cheffe des sociaux-démocrates Magdalena Andersson a assuré vendredi être “prête” à tenter de former un gouvernement – une mission qui devrait lui être confiée par le chef du Parlement plus tard dans la journée. Le président du Riksdag, le Parlement suédois, reçoit vendredi les dirigeants des principaux partis du pays.
A l’issue de ces consultations, il désignera l’un ou l’une d’entre eux pour tenter de former un un gouvernement. Ce ballet a débuté dans la matinée, avec la sociale-démocrate Magdalena Andersson, dont le bloc a gagné d’une courte tête les élections législatives de dimanche.”Je viens de rencontrer le président du Parlement”, a dit la responsable de 59 ans à l’issue de l’entrevue dans une salle de presse comble. “Je lui ai indiqué que je suis prête à prendre l’initiative pour tenter de former un nouveau gouvernement”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.
Son principal casse-tête : réussir à faire coexister au sein d’une même alliance les centristes et la gauche, deux formations très éloignées. Nooshi Dadgostar, cheffe de file du Parti de gauche, l’a réaffirmé vendredi : elle ne votera en faveur d’un gouvernement dirigé par Magdalena Andersson que si son parti y détient des portefeuilles ministériels. Impensable pour le Parti du centre. “Leur politique est très différente de la nôtre.
Nous sommes un parti favorable aux entreprises et à l’économie de marché, et nous savons exactement comment créer de la croissance”, a souligné auprès de l’AFP sa dirigeante, Elisabeth Thand Ringqvist, qui n’exclut pas une coopération au “centre” de l’échiquier politique. Magdalena Andersson n’a pas le droit à l’erreur. L’alliance entre la droite et l’extrême droite, qui a perdu l’élection à 50.000 voix près, attend en embuscade.
Ce bloc est emmené par le Premier ministre sortant Ulf Kristersson, qui a présenté sa démission jeudi après l’annonce des résultats des législatives. Le conservateur de 62 ans assure toutefois l’intérim comme chef de gouvernement. Le Parlement doit se réunir le 28 septembre et un nouveau chef de gouvernement ne peut être désigné qu’à partir du lendemain, au plus tôt.
Après les élections de 2022, il a fallu 37 jours pour former un gouvernement, et 134 jours en 2018.
Fri, 18 Sep 2026 12:14:44 GMT
