Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l’ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni vendredi pour une troisième séance de “vote indicatif” en vue de la désignation du futur secrétaire général, qui prendra la tête d’une institution à la fois très divisée et en proie aux crises. Aucune information n’a filtré dans un premier temps de la réunion, qui s’est tenue pendant un peu plus d’une heure, à huis clos.

Ce processus intervient alors que l’ONU traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, confrontée à une multiplication des conflits, des divisions persistantes au Conseil de sécurité et de graves difficultés financières. Cinq femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder au Portugais Antonio Guterres, 77 ans, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans.

D’autres candidats peuvent encore se faire connaître. A chaque “vote indicatif”, les 15 membres doivent anonymement assigner à chaque candidat une mention: “encourage”, “décourage” ou “sans opinion”. Lors d’un premier vote en juillet, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et patronne de l’agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), 70 ans, avait reçu le plus de mentions favorables, selon des sources diplomatiques.

Au cours d’un deuxième vote en août, c’est Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana de 52 ans, qui avait pris l’avantage. De nombreux Etats poussent pour qu’une femme prenne pour la première fois la tête de l’ONU. Pour l’emporter au terme de cette procédure qui pourrait prendre encore des semaines, un candidat devra recueillir l’assentiment d’au moins neuf pays, en évitant un veto des cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni).

Le nom sera ensuite soumis à l’Assemblée générale, qui en pratique suit la nomination du candidat recommandé. Parmi les autres postulants figurent notamment le dirigeant de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi (65 ans), l’ex-présidente chilienne Michelle Bachelet (74 ans) ou encore l’ex-président sénégalais Macky Sall (64 ans).

Ce vote a lieu quelques jours avant le sommet annuel de l’ONU, qui démarre mardi à New York, où sont attendus quelque 150 chefs d’Etat et dirigeants du monde entier.

Fri, 18 Sep 2026 15:49:25 GMT