Boxe: “Je m’améliore pendant que lui décline”, estime Mbilli avant d’affronter Canelo
Après des années d’attente, le boxeur français Christian Mbilli, champion WBC des super-moyens, tient enfin son combat contre la superstar mexicaine Saul “Canelo” Alvarez. A 31 ans, il s’estime “au sommet” de sa forme”, au contraire de Canelo qu’il juge usé par la longévité.”Je m’améliore pendant que lui décline”, a-t-il déclaré à l’AFP, à un mois de leur affrontement prévu le 31 octobre à Ryad. Q: vous avez longtemps réclamé des combats contre les meilleurs.
Avez-vous parfois douté de voir cette opportunité arriver ? R: “Évidemment, la route a été longue et cela vient avec des remises en question. Mais mon équipe m’a toujours aidé à rester motivé et à me démontrer que les choses progressaient. D’abord, en me gardant actif pendant la pandémie, ensuite en faisant un accord avec le promoteur américain Top Rank pour que mes combats soient sur ESPN.
Après on est allé chercher la ceinture intérimaire, le combat sur Netflix, puis la ceinture complète. Maintenant le combat contre Canelo approche et la boxe étant ce qu’elle est, on ne pouvait pas être certain qu’on arriverait un jour face à lui. Mais moi, j’ai toujours gardé en tête que j’atteindrai le sommet, d’une manière ou d’une autre.” Q: avez-vous le sentiment que ce combat arrive au moment idéal pour vous ? R: “Bien entendu.
J’ai 31 ans et je suis au sommet de ma forme. J’ai aussi vécu l’expérience de la plus grande scène lors de mon dernier combat (un nul contre Lester Martinez en sous-carte du méga-combat Canelo-Crawford l’an dernier, NDLR). Donc je crois que tout mon parcours m’a amené à ce moment. En plus, Canelo a 36 ans maintenant, et plus de 20 ans de boxe professionnelle à son actif.
Alors moi, c’est sûr que je l’aurais bien pris il y a cinq ans ce combat, mais si on regarde ça avec du recul, depuis cinq ans, moi je m’améliore pendant que lui décline. J’imagine que la vie fait bien les choses.” Q: vous rêvez de ce combat depuis des années. Comment éviter que l’événement ne devienne une source de pression supplémentaire ? R: “Je crois que mon dernier combat m’a vraiment bien formé à la pression des projecteurs.
Mais outre ça, je crois que j’ai toujours été quelqu’un qui performait encore davantage avec cette pression. Et encore sur ce dernier combat, même si tactiquement j’ai appris beaucoup, j’ai fait le combat de la soirée, et même celui de l’année (selon le WBC, NDLR) contre un gars qu’on considère meilleur que Munguia, Berlanga et donc les derniers gars que Canelo a battus.
Je crois donc qu’en gérant bien mes émotions, la pression sera à mon avantage.” Q: pendant longtemps, beaucoup considéraient Canelo comme un adversaire inaccessible. Aujourd’hui, avez-vous le sentiment que les rôles se sont inversés et que c’est lui qui n’a plus vraiment d’option plus prestigieuse que vous ? R: “C’est sûr que les choses ont beaucoup évolué avec le temps.
Cela a toujours été le plan de notre équipe de me rendre inévitable à Canelo. Dans son cas, c’est particulier, car on savait qu’on ne pourrait jamais l’obliger à m’affronter. Mais en allant chercher la ceinture, surtout celle du WBC qui est très reconnue au Mexique, on a vraiment commencé à sortir du lot.” Q: après des années dans l’ombre des grands noms, vous êtes aujourd’hui l’un des boxeurs les plus demandés.
Quel regard portez-vous sur cette évolution ? R: “Évidemment, pour moi c’est la récompense d’années de sacrifices. Quand je suis arrivé au Canada, je croyais que j’avais simplement besoin de taper tout le monde pour arriver au titre. Finalement, j’ai découvert toute la politique derrière la boxe. Alors il a fallu se créer des opportunités et surtout savoir les saisir au bon moment.
Mon équipe y est également pour beaucoup, car apparemment tabasser tout le monde ne suffit pas toujours pour avoir sa chance ! Mais aujourd’hui nous y sommes, et je crois que le combat contre Canelo viendra un peu confirmer ce qu’on sait depuis plusieurs années, mais que tout le monde n’a pas toujours voulu entendre.”
Thu, 01 Oct 2026 06:41:44 GMT
