Ligue Conférence: pour voir sa première finale, Strasbourg doit mater le Rayo
Défait à l’aller (1-0), Strasbourg doit renverser le Rayo Vallecano en demi-finale de la Ligue Conférence jeudi (21h00) au stade de la Meinau pour espérer atteindre la première finale européenne de son histoire. Bastia, Bordeaux, Marseille, Monaco, Paris, Reims, Saint-Étienne… et bientôt Strasbourg? S’il renverse les Espagnols du Rayo Vallecano, le Racing intégrera ce petit groupe français de privilégiés qui a déjà connu une finale de coupe d’Europe.”On peut écrire l’histoire pour le club et avec l’équipe que l’on a aujourd’hui, on peut avoir confiance”, croit le gardien Mike Penders, qui veut prendre sa “revanche”.”Je sais que c’est un moment particulier pour le club et nous en avons pleinement conscience.
Nous devons réaliser une grosse performance”, souligne l’entraîneur de Strasbourg Gary O’Neil, confiant et méfiant à la fois. Confiant car le Racing n’a qu’un but à remonter face à une formation qui n’a pas survolé les débats dans son stade du sud-est de Madrid, et méfiant car ses hommes apparaissent de plus en plus éreintés avec les pépins physiques qui s’accumulent à l’heure de disputer leur 51e match de la saison.- “Toujours debout” -“Nous avons traversé des moments difficiles, des coups durs avec la blessure de +Pani+ (Joaquin Panichelli, NDLR) mais nous sommes toujours debout” pour affronter une équipe qui a “la faim et le désir de défendre quelque chose”, affirme Gary O’Neil.
Depuis le rachat par BlueCo en juin 2023, Strasbourg a les moyens financiers de viser une qualification européenne mais un effectif pas suffisamment fourni pour jouer sur trois tableaux comme cela s’est présenté de manière inattendue cette saison. Même avec son équipe type, le club alsacien a plié face à Nice (2-0) en demi-finale de la Coupe de France et avec des équipes remaniées en championnat, il n’a pas fait le poids contre Rennes en avril (3-0) et Toulouse dimanche (2-1).”Il nous manque un peu de qualité et surtout de profondeur dans notre effectif”, a lâché Gary O’Neil dimanche soir après la onzième défaite de la saison en Ligue 1 contre le Téfécé, qui bouche presque définitivement la route pour l’Europe via le championnat (8e, 46 points). “Mais je ne vois pas un groupe fatigué et d’après ce que j’ai vu aujourd’hui, l’énergie et la faim sont là”, nuance tout de même l’Anglais.- Emmanuel Emegha absent -Pour ne rien arranger, Emmanuel Emegha “est indisponible” pour cette demie cruciale, sans surprise.
Blessé aux ischios-jambiers contre Toulouse dimanche, Emegha “ne rejouera plus en Ligue 1” mais “GON” garde l’espoir de pouvoir l’aligner en cas de qualification pour la finale le 27 mai, la blessure n’étant “pas grave”. Le Paraguayen Julio Enciso, homme de la qualification contre Mayence en quarts, avec un but et deux passes décisives, devrait retrouver le front de l’attaque avec Sebastian Nanasi en soutien.
Strasbourg enregistre aussi les retours de Martial Godo, Guéla Doué et surtout de Valentin Barco, en lice pour être désigné meilleur espoir du championnat par l’UNFP. Absent ces trois dernières semaines, l’international argentin, qui apporte de la “fluidité dans le jeu”, a pu souffler et pourra apporter cette fraîcheur qui manque tant aux Strasbourgeois. Face à eux, les Madrilènes s’avancent en pleine confiance à la Meinau après leur succès (2-0) dimanche à Getafe qui les rapproche un peu plus du maintien en Liga.
Eux aussi ont pu faire tourner leur équipe. Après la victoire à l’aller, l’entraîneur espagnol Inigo Perez promet “de rester fidèle aux valeurs de Vallecas”, ce quartier populaire si fier de la réussite de son équipe, elle aussi pour la première fois en demi-finale d’une coupe d’Europe.”On sait qu’ils vont pousser comme contre Mayence, c’est une superbe équipe, un rival extraordinaire mais demain on va jouer notre football et essayer de gagner”, a prévenu le technicien.
Sur la scène européenne, Strasbourg a dans le rétroviseur deux quarts de finale européens perdus contre Manchester United lors de la Coupe des Coupes 1965 et face à l’Ajax Amsterdam pendant la Coupe d’Europe des clubs champions 1980, et dans le viseur une finale. Histoire d’entrer dans un cercle très fermé.
Thu, 07 May 2026 05:26:34 GMT
