Lyhanna: les recherches continuent après la mise en examen du principal suspect

Les recherches continuent pour tenter de retrouver la collégienne de 11 ans, Lyhanna, portée disparue depuis vendredi à Fleurance, dans le Gers, après la mise en examen d’un homme de 41 ans, soupçonné de l’avoir enlevé. “Le temps joue contre nous, nous en sommes au 5e jour de recherches… Cela n’entame pas notre détermination”, a déclaré à des journalistes le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers, à la tête du dispositif de recherche.

La fillette a été vue pour la dernière fois vendredi vers 15H00, montant dans la voiture du suspect, à la sortie du collège de Fleurance, un bourg de 6.000 habitants à 80 km à l’ouest de Toulouse. Interpellé et placé en garde à vue samedi, le principal suspect a été mis en examen lundi soir pour enlèvement et séquestration, puis placé en détention provisoire. Il connaissait bien Lyhanna car sa fille est une amie de la disparue.

Il a nié toute implication et a gardé le silence lors de son interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction.- Congédié d’un lycée -Selon une source proche du dossier, il avait accueilli à son domicile une “soirée pyjama” rassemblant sa fille et des amies, dont Lyhanna, à la suite de laquelle les parents de la disparue avaient pris leurs distances avec le suspect.

Agent de maintenance au sein de lycées du Gers entre 2018 et 2021, “il a été mis fin à son contrat après une procédure disciplinaire suite à un signalement d’un comportement inapproprié envers une lycéenne”, a indiqué la région Occitanie dans un communiqué. Dimanche, la procureure d’Auch Clémence Meyer avait écarté l’hypothèse d’une fugue et révélé que l’homme avait affirmé avoir déposé Lyhanna à la piscine de la commune, et relevé des déclarations “incohérentes et imprécises”.- Chasseurs -Alors que le colonel de Laforcade s’exprimait face aux journalistes, une réunion rassemblait les chasseurs du secteur qui se sont adressés aux autorités pour proposer leur aide.

La disparition de la collégienne cause un tel émoi à Fleurance et aux alentours que chasseurs, pêcheurs, élus, citoyens, “plusieurs dizaines de personnes sont engagés à nos côtés”, apportant “une connaissance fine” des lieux, salue l’officier de gendarmerie. Les gendarmes en treillis quadrillent le terrain. “On va continuer d’explorer secteur par secteur.

Les axes, les plans d’eau, les cours d’eau, les forêts, les champs, les pâtures”, détaille-t-il.- Recherche d’indices -“J’espère que nous allons découvrir des éléments permettant d’accélérer la manifestation de la vérité”, conclut le gendarme. Magali, habitante des environs, participe à un groupe de recherche. “On n’arrête pas, on s’est créé un groupe, on met les points où on a été visiter, voir, fouiller, et dès qu’on trouve quelque chose, on les appelle (les gendarmes) de suite parce qu’on sait qu’il faut rien toucher”.”L’autre fois, confie-t-elle, je suis arrivée sur un petit chemin et j’ai vu un trou dans le champ, de suite, on a le cœur qui se met à 200 (…) c’est compliqué, oui mais on a l’espoir qu’elle soit enfermée quelque part, peut-être déshydratée maintenant”.

Dimanche, des habitants de la commune avaient participé à une battue organisée par les gendarmes, qui a permis de prélever “un certain nombre d’objets, d’indices”, analysés par les techniciens en investigation criminelle.

Tue, 02 Jun 2026 17:54:13 GMT