Marathon: “Je sais qu’il est possible de courir sous 1h59”, estime Sabastian Sawe

Je  sais qu’il est possible de courir sous 1h59″, a estimé auprès de l’AFP le Kényan Sabastian Sawe, détenteur du record du monde du marathon depuis son exploit à Londres en avril, ajoutant qu’il n’y avait “aucune limite” pour les marathoniens. En avril, Sabastian Sawe est devenu le premier athlète à briser la mythique barre des deux heures lors du marathon de Londres en 1 h 59 min 30 sec.

L’Éthiopien Yomif Kejelcha a également brisé cette barre en terminant deuxième en 1 h 59 min 41 sec.”Je sais qu’il est possible de courir sous 1h59″, a expliqué Sawe dans un entretien accordé à l’AFP à Berlin. “C’est difficile de prédire à quel point je serai rapide, mais (c’est possible) si nous avons de bonnes conditions météorologiques, une bonne allure et si je suis en forme”.”Nous ne savons pas ce que les années à venir nous réservent, parce que d’autres personnes arriveront et feront quelque chose de grand.

Pour l’instant, il n’y a pas de limite”, a ajouté Sawe, dont le record pourrait être menacé dès décembre à Valence, où Kejelcha est annoncé. La barre des deux heures au marathon a longtemps été considérée comme une limite pour le corps humain. L’amélioration de l’entraînement et de la nutrition mais aussi l’apport technologique des chaussures à plaque carbone et mousse ultra-légère ont révolutionné la discipline ces dernières années.

Lauréat à Berlin en 2025, Sawe a dû, en raison d’une blessure, renoncer à la course cette année dans les rues de la capitale allemande, sur un parcours au profil favorable et réputé rapide, où 13 records du monde (hommes et femmes) ont déjà été battus.”C’était dur, mais je dois l’accepter parce que les blessures font partie de la course. J’ai beaucoup appris et j’ai compris que la patience est importante”, a glissé le coureur de 31 ans.

Il espère faire son retour à Londres en 2027, mais son regard est déjà tourné vers les Jeux olympiques de Los Angelers en 2028, pour y faire “quelque chose de spécial”. – “Sous le choc” pour Assefa – Présent dimanche à Berlin, Sawe a suivi de près la course de l’Éthiopienne Tigst Assefa, partie pour améliorer d’une grosse vingtaine de secondes le record du monde féminin (2h09:56) détenu depuis septembre 2024 par la Kényane Ruth Chepngetich.

En mars 2025, Chepngetich a été contrôlée positive à l’hydrochlorothiazide, un diurétique interdit, et est suspendue pour trois ans à compter du 19 avril 2025. Ses performances antérieures au contrôle positif sont pour le moment maintenues. Assefa menait une allure pour boucler sa course autour de 2h09:30, quand elle s’est blessée, terminant le marathon de Berlin avec une rupture totale du tendon d’Achille droit.

Elle a été opérée lundi à Munich, et sera absente pendant plusieurs mois.”Quand j’ai vu ce qui se passait, j’étais sous le choc, parce qu’elle faisait véritablement une bonne course. Tout était parfait pour elle. Elle courait pour réaliser quelque chose pour laquelle elle a travaillé dur”, a estimé Sawe.”C’est sûr qu’elle le fera (battre le record du monde), parce que Tigst est une femme très forte, et sa mentalité est à part.

Elle a le courage de repousser ses limites. Elle a toujours été une gagnante”, a souligné le Kényan. Les cas de dopage dans l’athlétisme kényan se sont multipliés ces dernières années, et pour essayer de couper court à toute suspicion sur ses performances, Sawe a demandé à être contrôlé plus souvent, un régime spécifique de tests débuté à l’été 2025 et toujours en cours.”Même avec tout ce que j’ai accompli, je veux montrer au monde que tous les athlètes ne trichent pas.

C’est une bonne habitude, pour les athlètes, de passer de nombreux tests afin de prouver qu’ils courent proprement et qu’ils gagnent proprement”, a-t-il conclu. 

Wed, 30 Sep 2026 10:57:04 GMT