Mondiaux de judo: Ngayap Hambou rate la médaille, les Bleus à l’arrêt
Maxime-Gaël Ngayap Hambou, qui avait pourtant idéalement lancé sa journée, a été battu dans le combat pour le bronze des Championnats du monde de judo, jeudi à Bakou, où le bilan des Bleus reste famélique à trois jours de la fin. Après un parcours particulièrement solide jusqu’en quart de finale des -90 kg, Ngayap Hambou s’est incliné en demie face au champion du monde en titre et vice-champion olympique, le Japonais Sanshiro Murao, qui l’avait déjà battu au même stade aux JO de Paris. Opposé au Serbe Boris Rutovic pour la médaille de bronze, il n’a pas su développer son judo, échouant a prendre le combat à son compte, et a concédé la défaite après avoir reçu trois pénalités. “J’avais commencé à faire une bonne journée et en place de trois, ça pèche.
J’ai fait de bonnes choses. Mais une journée comme ça pour finir sans médaille, ça m’apporte beaucoup de frustration”, a réagi le Français après son revers. Le judoka de 25 ans s’était en effet montré particulièrement offensif et dominant lors de ses premiers combats, comme face à l’Ouzbek Nurbek Murtozoev en quart de finale, remporté avec autorité. “Je ne perds pas souvent aux pénalités.
Ça me frustre énormément de perdre comme ça sur une place de trois des Championnats du monde. Mais c’est comme ça”, a-t-il ajouté. Médaillé de bronze aux JO de Paris en 2024, Ngayap Hambou, également double médaillé européen, espérait monter sur un premier podium aux Championnats du monde. – La France 12e nation – Rutovic a été le bourreau des Bleus ce jeudi puisqu’il avait battu l’autre Français en lice Aleksa Mitrovic un peu plus tôt en repêchage. Mitrovic a frôlé la victoire, ce qui lui aurait permis d’affronter Ngayap Hambou pour le bronze, mais il s’est fait surprendre à une seconde du terme par ippon alors qu’il menait d’un waza-ari.
Chez les femmes, Clémence Emé avait été éliminée dès son deuxième combat dans la catégorie des -70 kg. Après cinq jours de compétition, la France en reste donc à deux médailles de bronze, celle de Shirine Boukli en -48 kg dimanche et celle de Dayyan Boulemtafes en -73 kg mardi. Loin de l’objectif fixé par le président de la Fédération française Stéphane Nomis de quatre médailles d’or sur l’ensemble de la compétition. Les Bleus ne pointent qu’en douzième position au tableau des médailles, à bonne distance du Japon et de ses sept titres. Mercredi, Nomis avait déjà estimé qu’une “remise en question” était à l’ordre du jour après le début de compétition décevant des Bleus. “Il y a peut-être des changements à faire, des changements de méthode, de personnes, de manière de faire.
Il manque peut-être de l’harmonie entre certains clubs et la fédération. Peut-être qu’on doit recadrer tout ça pour que tout le monde roule dans le même chemin parce que ce n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui”, a-t-il remarqué. Vendredi, Kaïlia Issoufi et Audrey Tcheuméo (-78 kg), championne du monde il y a déjà quinze ans, peuvent faire remonter le bilan.
Puis Romane Dicko et Léa Fontaine (+78 kg) entreront en piste samedi, avant l’épreuve par équipes mixte dimanche.
Thu, 08 Oct 2026 16:15:48 GMT
